

Rol boy guiss
Création Modou Fata Touré
Jeu Modou Fata Touré, Catarina Vilas Boas Vieira Pinto, Raphaelle Pelletier, Mamady Mara
Regard complice Dorothée Sornique
Conception et fabrication des agrés Modou Fata Touré
Création lumière Grégoire de Lafond
Musique originale Thomas Baudriller
Production - administration - diffusion - Laura Petit
Coproductions et accueils résidences
L’Ecole Nationale de Cirque de Châtellerault - Les 3T-Scène Conventionnée de Châtellerault -
Le Festival Cergy Soit ! et le Théâtre des Arts de Cergy - Circa, Pôle National Cirque ; La Verrerie d’Alès, Pole National Cirque Occitanie ; partenaires en cours de recherche
Soutiens en cours
Le Département de la Vienne ; soutiens en cours de recherche
Création salle 2027
Tout public
Durée 1h (estimée)
Dans Rol boy guiss - le cœur qui voit, Modou Fata Touré poursuit et déplace la question qui traversait déjà son précédent spectacle, Ancrage (2023) : comment trouver, et tenir, sa place dans un paysage artistique où les identités visibles (qu’elles soient de genre ou d’origine) semblent toujours devoir être justifiées ?
Avec Ancrage, l’enjeu était d’affirmer une identité : celle d’un artiste circassien africain, en s’appuyant sur une histoire personnelle et sur des agrès et matériaux issus de sa terre. Après plus de cent représentations à travers le monde, cette parole s’élargit aujourd’hui.
Elle s’ouvre à d’autres corps, d’autres cultures, d’autres héritages. Non pas pour les comparer ou les opposer, mais pour interroger ce qui relie : la question de la place.
Pour cette création, Modou Fata Touré choisit de réunir au plateau quatre artistes aux trajectoires et aux corps chargés de représentations : deux femmes blanches et deux hommes noirs, une porteuse et une voltigeuse, un porteur et un voltigeur.
Cette composition fait émerger un parallèle sensible entre des luttes différentes mais intimement liées : d’un côté, des femmes qui se battent contre le patriarcat ; de l’autre, des hommes noirs qui se battent contre le racisme. Le constat est là, assumé. Mais Rol boy guiss ne cherche pas à dénoncer frontalement un système ni à produire un discours politique démonstratif.
Ce qui est en jeu ici, c’est l’individu. L’envie est de travailler à partir des singularités, de dépasser ce que les corps représentent symboliquement pour regarder ce qu’ils sont, intimement. Déplacer le regard, ouvrir un autre espace de perception, apprendre à voir autrement.
